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— Marketing & Vente —


1 championne, 50 marques, et 400 millions de Chinois

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

La jeune championne Na LI a effacé les derniers doutes de ceux qui s’interrogeaient encore sur l’élan que la Chine a pris. En étant la première Chinoise à remporter le tournoi de Roland Garros, on estime qu’elle fut suivie par plus de 400 millions de Chinois passant la soirée devant leur poste de télévision.

La Chine est l’usine du monde depuis un moment, et nous envoie ses produits sous la couverture de marques occidentales. Cependant, cela change rapidement.

Dans tous les domaines, la Chine aspire à la reconnaissance de sa propre identité. L’objectif du gouvernement chinois est de compter 50 marques chinoises parmi les 500 premières entreprises mondiales, dans dix ans. Les entreprises chinoises s’étaient déjà offertes des marques comme Rover, Hummer et Volvo. Au-delà de ces marques établies, une vague de marques chinoises commence à déferler:

  • Chery (automobile),
  • Haier (électroménager),
  • Huawei (équipements de télécommunications),
  • Lenovo (ordinateurs),
  • TCL/Thomson/RCA (téléviseurs),
  • Tsingtao (bière).

Qui seront bientôt rejoints par d’autres étoiles montantes, telles que:

  • Aigo (électronique),
  • Baidu (outil de recherches en ligne),
  • Brilliance (automobile),
  • BYD (automobile hybride et électrique),
  • Gree (climatiseurs),
  • Midea (climatiseurs et micro-ondes),
  • ZTE (équipements de télécommunications).

Nous assistons ainsi à une rapide intégration de marchés autrefois distants, selon le même processus que nous avons connu avec les Etats-Unis dans les années ‘60 et le Japon, dans les années ‘80.

Vingt ans après la sortie de “Une année en Provence” (A Year in Provence), le best-seller de Peter Mayle traduit en plus de vingt langues, c’est au tour des Chinois de vivre leur rêve provençal avec la série télévisée “Rêves derrière un rideau de cristal” (一帘幽梦). Récemment sorti sur le grand écran, le film romantique “Eternal Moment” (将爱情进行到底) se déroule lui dans les vignobles de Bordeaux et a déjà attiré plus de 7 millions de spectateurs.

Sans compter que Mademoiselle Li a ouvert la voie à 400 millions de nouveaux fans qui voudront maintenant visiter Paris, sa tour Eiffel et non loin de là à la Porte d’Auteuil, son nouveau stade de Roland Garros.

Exporter accroit le risque de faillite. Ne pas exporter aussi!

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

On savait les start-ups fragiles face aux crises économiques. Une récente analyse révèle que les PME qui exportent, mais exportent peu, sont également plus fragiles que la moyenne.

Lors d’une présentation devant les commissions internationale et finance de la CGPME, Karine Berger, la directrice du groupe des Etudes Economiques d’Euler Hermes, a souligné que les PME qui réalisent entre 10% et 40% de leur chiffre d’affaires à l’export montrent un taux moyen de défaillance plus élevé que les entreprises exportant davantage ou se concentrant exclusivement sur l’Hexagone.

La conclusion n’est pas d’arrêter d’exporter, puisque c’est à l’international que nos entreprises ont le plus de chance de trouver des marchés en croissance. Il semble plutôt que le problème provienne du manque d’organisation et de ressources des PME en début d’internationalisation. Il leur est souvent impossible de s’offrir une équipe internationale, voire même un directeur spécialisé en la matière.

Parmi les solutions organisationnelles envisageables, il y a la possibilité de partager les frais d’une “équipe export” entre plusieurs entreprises d’un même secteur; en somme, mettre des ressources en commun pour conquérir des marchés spécifiques. J’ai pu l’observer notamment dans le secteur vinicole, qui doit faire face aux nouvelles techniques de marketing de leurs concurrents du Nouveau Monde. On peut ainsi être concurrents sur l’Europe, par exemple, mais se partager les frais d’une équipe pour certains marchés spécialisés, tels que l’Amérique du Nord ou l’Asie-Pacifique.

Le secret de l’Elevator Pitch pour se vendre

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Vous vous précipitez dans l’ascenseur de l’Hôtel Crillon et vous retrouvez nez à nez avec Bill Gates (et son garde du corps). Vous rêver un instant à sa signature au bas d’un chèque, et vous ressaisissez. C’est votre chance de convaincre; si vous êtes timide, rien ne se passera. Au pire, il vous fera un sourire encourageant, au mieux il vous donnera une carte de visite flanquée de “Call my secretary”. Le Crillon n’étant pas l’Empire State Building, vous n’avez que 30 secondes, peut-être deux minutes, pour atteindre cet objectif. Etes-vous prêt?

En fait, l’Elevator Pitch s’utilise tous les jours, notamment lorsque vous laissez un message téléphonique ou envoyez un court email lors d’une première prise de contact. Il peut s’utiliser avec un capital-risqueur, un client-potentiel, ou un employeur que vous souhaiteriez rejoindre. Ne pas travailler son pitch revient à partir à la pêche sans hameçons. Lire la suite »

L’iPad nouveau est arrivé

6 février 2012, par Entrepreneur Today

Les Américains se jettent sur le Beaujolais Nouveau, les Français s’emballent pour le nouvel iPad. Le nouveau joujou multifonction est mis en vente aujourd’hui en France.

Voici une sélection de nos articles sur Steve Jobs et le lancement de l’iPad:
» Steve Jobs: Les Entrepreneurs ont besoin de héros!
» Steve Jobs sur le chemin de Gutenberg?
» Le siège mondial d’Apple aurait-il pu s’élever en banlieue parisienne?

Ralph Lauren: An American in Paris

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

“Paris is a lady,” says entrepreneur Ralph Lauren, who is awarded the Legion d’Honneur, the highest decoration of the French Republic, from the hands of President Nicolas Sarkozy today.

The fashion designer was born as Ralph Rueben Lifshitz in the poorest district of New York City. As the story goes, when most children traded marbles, the young Ralph was already selling neckties to his classmates. Later, he attended Baruch College’s business school, which offers one of the leading entrepreneurship programs in the US, but did not graduate. (This blogger had the pleasure of teaching at Baruch for seven years.)

More entrepreneur than fashion designer, he learned the ropes as a salesman at Brooks Brothers before opening his own necktie store in 1967 with the $50,000 financial backing of Norman Hilton, a New York-based clothing manufacturer. In his product line, he offered his own designs under the brand “Polo”, which he later purchased from Norman Hilton. “I didn’t know how to make a tie,” Lauren confessed to Vogue, “I didn’t know fabric, I didn’t know measurements. What did I know? That I was a salesman.” Lire la suite »

Les sièges mondiaux d’Apple et Microsoft dans le 92 ?

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

ETUDE DE CAS - Il y eut une époque où le slogan “En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées” envahissait les ondes. Le Micral fait partie de ces bonnes idées: le tout premier micro-ordinateur individuel a être commercialisé! On le doit à R2E, société créée en 1971 par André Truong (1936-2005), dont la géniale équipe conçut l’ordinateur autour du nouveau microprocesseur Intel 8008 avant de l’emporter aux Etats-Unis. Là, c’est toute l’énergie entrepreneuriale américaine qui les attendait. Lire la suite »

Un entrepreneur s’attaque à la malbouffe

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

La France est bien positionnée pour devenir un leader de l’agriculture biologique. Pourtant, elle est aujourd’hui à la traîne derrière l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, le Royaume-Uni. Avec seulement 2% de ses surfaces agricoles cultivées selon les normes “biologique”, la France se classe en 21e position et ne fait pas honneur à sa réputation de grenier à blé de l’Europe, source de produits gastronomiques de qualité. De plus, la croissance de l’agriculture biologique en France reste quasiment stagnante depuis 2004, alors que la demande française en produits bio augmente de 10% par an depuis 1999. Lire la suite »

Le client est roi, même pour la SNCF

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Le Général de Gaulle parlait de l’ONU comme d’un “grand machin” inefficace. Le terme pourrait aujourd’hui qualifier certains de nos fleurons nationaux, qui ont perdu le contact avec la réalité quotidienne de leurs clients.

Parmi eux, la SNCF que le magazine Capital qualifie de “monstre ingouvernable” dont les usagers subissent régulièrement les ires: procédures bureaucratiques, suspicions, manque d’usabilité de Voyages-SNCF.com et des Bornes Libre Service, etc.

L’exceptionnalité de la SNCF frappe le voyageur étranger qui apprend que “pour des raisons de sécurité, il est obligatoire de présenter la carte bancaire (…) ayant servi au paiement (…). Sans celle-ci, vous ne pourrez pas retirer vos billets.” Voici une notion de “sécurité” qui a manifestement échappé au reste du monde, où le plus souvent n’importe quelle carte bancaire suffit à prouver son identité pour retirer un titre de transport prépayé. L’alternative offerte quotidiennement par la SNCF: remplir un formulaire de remboursement, acheter un nouveau billet au plein tarif, et probablement… prendre le train suivant. Lire la suite »

Après HEC, je veux être intrapreneur!

6 février 2012, par Xavier Mufraggi, EDHEC

De plus en plus de jeunes préfèrent lancer leur propre projet entrepreneurial plutôt que de rejoindre de grands groupes. Parmi ceux qui ont choisi de faire carrière au sein de ces groupes, nombreux sont ceux qui rêvent de quitter leur employeur pour fonder une start-up.

Toutefois, il serait dommage que les entreprises se privent de collaborateurs motivés et animés par un esprit d’entreprise, qui souvent aiment le stress et les rythmes de travail intenses. Or, la plupart des entreprises ne font rien pour retenir ces éléments de talent, ou réagissent lorsqu’il est trop tard et que l’«intrapreneur» franchit la porte pour rejoindre son rêve! Pire, l’intrapreneur est parfois considéré comme indiscipliné et mal intégré, et se voit encouragé à partir.

Pourtant, il ne faut pas se mettre à son compte pour pouvoir entreprendre. Lire la suite »

Vive l’autoentrepreneur qui ne vend rien

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

L’heure est au bilan: Le statut d ‘auto-entrepreneur célébrera son premier anniversaire dans quelques jours et Matignon a justement célébré ce succès en fanfare.

“Il suffisait de simplifier les démarches pour constater que les Français ont la fibre entrepreneuriale et que la France est un pays d’initiative” déclarait hier le premier ministre lors de la célébration du 500.000e créateur d’entreprise enregistré en France cette année.

Les Echos d’ajouter que M. Fillon “n’a toutefois pas précisé que, sur les quelque 150.000 autoentrepreneurs inscrits à fin juin, 60% ne déclaraient aucun chiffre d’affaires à fin octobre.”

On se sera attendu de la part du grand quotidien financier qu’il montre une meilleure compréhension du problème affronté par les créateurs d’entreprise. Il faut le dire, le répéter, et l’expliquer: que 60% des autoentrepreneurs ne déclarent aucun chiffre d’affaires fait partie du succès de cette réforme!

Le paradoxe provient d’une vision “corporate push” du commerce. On développe un beau produit ou service en imaginant que les acheteurs vont se précipiter pour l’acquérir.

Or, le commerce est bien davantage “market pull”, Lire la suite »

Comment une PME affronte la crise et gagne

6 février 2012, par Matthieu Lattes

Beaucoup d’entrepreneurs attendent la fin de la crise pour faire le grand bon. Mon choix est différent: je viens de quitter le département de Fusion & Acquisition d’une grande banque pour rejoindre la société de conciergerie John Paul!

Fondée par David Amsellem, John Paul (www.johnpaul.com) propose des services que l’on pourrait juger d’assez “accessoires” au vu de la crise économique que nous traversons. Cependant, cette première impression ne résiste pas à une analyse plus fine. Ces dernières années, la conciergerie privée a généralement connu une croissance rapide qui semble se poursuivre. John Paul, en particulier, a réussi à percer ce marché et compte une trentaine de salariés, une croissance à trois chiffres et une solide rentabilité.  Lire la suite »

Alfa Romeo symbole du luxe racé milanais

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Lorsque Ferrari baisse de régime, Alfa prend le relais en mettant sur le marché mondial une petite bombe décapotable, la 8C Spider, limitée à 500 exemplaires. Il s’agit de la deuxième série limitée de grand luxe que le constructeur milanais lance ainsi coup sur coup. A plus de 200.000€, son prix surprend cependant certains commentateurs: injustifié par le coût de son équipement, trop chère, etc. De tels propos révèlent un manque de compréhension de la vie d’une entreprise.

Des prix injustes et irresponsables…

Le “juste prix” (voir définition) est un concept intellectuellement élégant, mais qui crée souvent plus de problèmes qu’il n’en résout. Noton notamment que les planificateurs soviétiques durent se rendre à l’évidence que ce sont généralement les prix qui dictent les coûts, et non le contraire. Dans le cas de cette Alfa, Lire la suite »

Retour aux fondamentaux

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Pour les entrepreneurs, l’ambition n’est pas de changer le monde, mais de changer son propre monde, celui sur lequel nous avons prise. Dans ce cadre, il y a beaucoup à faire.

Durant les années de vaches grasses, les problèmes n’apparaissaient pas facilement au grand jour. Il était tentant pour certains managers de brosser les petits problèmes sous le tapis, plutôt que de les régler collégialement en profondeur. Comme le résume parfaitement Warren Buffett: “C’est quand la mer se retire qu’on voit ceux qui se baignent nus”.

On coupe les coûts,
comme on se coupe les ongles!

Un bon côté de cette crise – car il y a de bons côtés – est de forcer les entreprises à faire un grand nettoyage. En effet, celui-ci tardait généralement à venir.  Or, la gestion d’une organisation n’est pas à comparer aux grands coups de balais occasionnels, mais plutôt à l’hygiène quotidienne. On coupe les coûts, par exemple, comme on se coupe les ongles!

Ainsi, loin des modes et de l’argent facile, cette crise nous force à nous concentrer sur les fondamentaux de la gestion d’entreprise, qui s’articulent assez simplement autour du béaba enseigné dans toutes les écoles de commerce. A mes yeux, la clef de voûte sur laquelle s’appuie cet édifice ne peut être que la valeur apportée au client, que toutes les forces vives de l’entreprise doivent inlassablement améliorer. (A ce sujet, voir notamment les Critères Baldrige.)

Ce retour à de tels fondamentaux ne peut que renforcer l’entreprise, et permettre de renouer avec une croissance saine, qu’elle soit organique ou externe.

Quand faut-il changer le nom de son entreprise ?

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Thomson vient d’éviter la faillite par une habile restructuration de sa dette. Dans la foulée, la direction du groupe de technologie français annonce qu’un changement de nom se prépare. Est-ce justifié ?

Pour répondre à la question, il faut tenir compte de la notoriété de la marque dans la conscience populaire, ou pour le moins dans l’esprit des clients de l’entreprise. Beaucoup de PME ont des noms mal choisis au point de freiner la croissance de l’entreprise. Elles pourraient bénéficier d’un nouveau nom mieux adapter à leurs besoins. Lire la suite »

Réinventer General Motors (2): A quoi ressemblera GM?

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

En Europe, où General Motors occupe quelques 55.000 personnes, l’effondrement du groupe se fait très directement sentir en Allemagne, au Royaume-Uni, en Suède, en Belgique, en Espagne, et en Pologne.

En outre, GM regroupe un portefeuille de marques impressionnant: Cadillac, Chevrolet, Buick, Pontiac, Saab, Saturn, Hummer, GMC, Holden, Opel, Vauxhall, Daewoo, et Wuling.

Lors des grandes restructurations, on constate généralement un recentrage vers les produits et marques les plus rentables, et vers le marché domestique. Non pas qu’il s’agisse de nationalisme, mais le marché domestique montre fréquemment une meilleurs rentababilité.

En outre, les marchés lointains et non-stratégiques présentent généralement des problèmes de coordinations et de complexités coûteux (adaptation des produits, stocks de pièces de rechange, transports et logistiques, traductions et adaptation des documents et emballages, formation du personnel local, adaptation de la production publicitaire, etc.)

Faisons une analyse marque par marque, en commençant par la reine Cadillac: Lire la suite »

Balayer devant son nid

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

La gravité de la crise a provoqué la création d’un G20 regroupant environ 80% de la richesse mondiale, et poussé ses dirigeants politiques à s’engager dans une voie inattendue il y encore peu. Faut-il pour autant attendre, blotti au fond du nid et le bec ouvert, le retour de la mère nourricière? Que nenni!

Amélioration de l’organisation;
Amélioration des marges

Bien avant ses batailles, Napoléon restait un inlassable organisateur de ses armées. L’urgence a poussé nos chefs d’entreprise à dégraisser, mais il nous faut aussi mieux organiser nos entreprises pour les rendre plus efficace. Il y a là non seulement des ressources à dégager, mais également des éléments moteurs de la croissance durable: satisfaction et fidélité de la clientèle, moral des employés, impact sur l’environnement, notamment.

Pour illustrer ce propos, j’utiliserai l’exemple d’une société du portefeuille d’un grand fond d’investissement américain. Cette entreprise qui distribue des pièces de rechanges dans un secteur de pointe était au lit de la mort, ayant déjà licencié la moitié de son personnel. Lire la suite »