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— Management & Stratégie —


Blackberry dans le rouge

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

iPhone a dépassé Blackberry dans les entreprises, révèle un récent sondage du groupe iPass.

Quoique récemment introduit sur le marché français, le Blackberry était parmi les cadres américains le produit “cool” depuis son introduction en 1999. L’apparition de l’iPhone d’Apple devait mettre fin à cette tendance, surtout dans le marché de la grande consommation. Apple s’est cependant montré plus agressif sur le marché des entreprises, améliorant sa compatibilité avec Office Suite et les serveurs emails.

Ainsi, la part du marché des smartphone de BlackBerry est tombée à 9%  aux Etats-Unis, alors qu’elle était encore de 24% au troisième trimestre de l’année dernière, selon une enquête du groupe Canalys.

Malgré l’annonce de l’arrivée en 2012 du nouvel Operating System Blackberry 10, les prochains mois s’annoncent difficiles pour Research in Motion, le fabricant du Blackberry. En effet, seuls 2,3% des personnes sondées par iPass déclarent envisager l’achat d’un Blackberry l’année prochaine, alors que le chiffre monte à 18% pour l’iPhone d’Apple.

Les cadres facent à la concurrence internationale

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Il faut être deux pour danser le tango, dit le dicton américain. Dans un récent article, The Economist affirme que si les salariés français apparaissent être démotivés, il semble que la cause en soit le management qui sous-gére leurs entreprises.

Dans sa chronique de l’Economist, Schumpeter rappelle, entre autres choses, l’habitude française de donner préséance à la Grande Ecole dont on est sorti 20 ans plus tôt, plutôt que de mettre en exergue l’expérience d’une carrière éprouvée.

Beaucoup se lèveront contre ce journaliste anglo-saxon libéral, qui ne saisit aucunement les finesses du modèle français.

Cependant, il ne faudrait pas perdre de vue que le management est l’art d’obtenir des résultats extraordinaires avec des gens très ordinaires. McDonald, mais aussi Toyota ou Swatch ont appliqué ce principe fondamental avec succès.

Autre exemple, les grands groupes allemands qui, en termes agrégés, se montrent superbement concurrentiels en Chine et en Russie, affichant généralement des résultats plusieurs fois supérieurs à la plupart des grands groupes français.

Un appétit gargantuesque, une volonté napoléonienne

Il y a un nombre croissant de preuves que les entreprises françaises manquent d’appétit stratégique pour écraser la concurrence sur les marchés mondiaux. En d’autres termes, de nombreuses entreprises françaises semblent être sous-gérées en comparaison avec leurs meilleurs concurrents.

La guerre économique n’est pas perdue. La France est toujours un géant européen et peut regagner des parts de marché dans le monde. La planète ne nous attendra pas, malheureusement, et il est grand temps de passer à la vitesse supérieure pour rattraper, voire… — pourquoi pas? — dépasser la concurrence mondiale.

The appetite to crush the world competition

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

It takes two to tango, as the saying goes. In a recent article, The Economist argues that if French employees are demotivated, it might be because French companies are under-managed.

In his column, The Economist’s Schumpeter reminds, among other examples, the French habit of giving precedence to the Grande Ecole one graduated from 20 years ago rather than to the proven track record of a result-oriented career.

Many will argue against the anglo-saxon journalist, who just does not get it. We should not miss the forest for the trees though. Management is the art of achieving extra-ordinary results with ordinary people. McDonald’s, Toyota or Swatch have successfully applied this fundamental principle.

In aggregated terms, German corporations too are proving incredibly competitive in China and Russia, generally displaying results several times higher than most French grands groupes.

There is a growing body of evidence that French corporations lack the strategic appetite to crush the competition on the world stage. In other words, many French corporations appear to be under-managed in comparison with their best-in-class competitors.

The economic war is not lost yet. France is still a European giant and can regain market shares worldwide. The world is not waiting unfortunately: Time is of the essence!

Comment pensent et agissent les entrepreneurs ?

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Il y a énormément de littérature écrite sur la psychologie des entrepreneurs, et la plupart ne fait malheureusement que répéter des clichés. Parmi eux, les entrepreneurs seraient des créatifs qui montrent une tolérance au risque et ont besoin de se prouver quelque-chose. Non seulement il s’agit de traits de caractère qui ne sont pas immédiatement transmissibles aux nouvelles générations, mais il y a peu de recherches scientifiques pour étayer leur validité.

Saras Sarasvathy, professeur à la Darden Business School (Université de Virginie), mène depuis plusieurs années d’excellentes recherches sur le sujet. Les conclusions de sa thèse doctorale éclairent notre compréhension de la manière de raisonner et d’agir des entrepreneurs.

D’après le professeur Sarasvathy, les meilleurs entrepreneurs s’appuient sur un “raisonnement efficace”. Contrairement aux cadres, les entrepreneurs Lire la suite »

Exporter accroit le risque de faillite. Ne pas exporter aussi!

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

On savait les start-ups fragiles face aux crises économiques. Une récente analyse révèle que les PME qui exportent, mais exportent peu, sont également plus fragiles que la moyenne.

Lors d’une présentation devant les commissions internationale et finance de la CGPME, Karine Berger, la directrice du groupe des Etudes Economiques d’Euler Hermes, a souligné que les PME qui réalisent entre 10% et 40% de leur chiffre d’affaires à l’export montrent un taux moyen de défaillance plus élevé que les entreprises exportant davantage ou se concentrant exclusivement sur l’Hexagone.

La conclusion n’est pas d’arrêter d’exporter, puisque c’est à l’international que nos entreprises ont le plus de chance de trouver des marchés en croissance. Il semble plutôt que le problème provienne du manque d’organisation et de ressources des PME en début d’internationalisation. Il leur est souvent impossible de s’offrir une équipe internationale, voire même un directeur spécialisé en la matière.

Parmi les solutions organisationnelles envisageables, il y a la possibilité de partager les frais d’une “équipe export” entre plusieurs entreprises d’un même secteur; en somme, mettre des ressources en commun pour conquérir des marchés spécifiques. J’ai pu l’observer notamment dans le secteur vinicole, qui doit faire face aux nouvelles techniques de marketing de leurs concurrents du Nouveau Monde. On peut ainsi être concurrents sur l’Europe, par exemple, mais se partager les frais d’une équipe pour certains marchés spécialisés, tels que l’Amérique du Nord ou l’Asie-Pacifique.

Paresseux, médiocre et incapable !

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Un chroniqueur vient d’écrire une intervention qui fait sourire, ce matin sur TheEconomist.com. Il fait l’écho d’évaluations de salariés qu’il a dénichées dans les archives du groupe Tata, en Inde. Elles remontent à 1904, une époque où le politiquement correcte et les constantes menaces de litiges ne faisaient pas encore partie du quotidien des entreprises.

Le cadre de Tata Steel résumait l’évaluation de ses ouvriers en un ou deux mots. En voici quelques exemples mis à jour par le chroniqueur de l’Economist: “trichait et s’enfuit”, “incapable de travailler”, “trop paresseux”, “pas particulièrement utile”, “paresseux et pas honnête”, “trop faible”, et le pompon, “un médiocre” !

Faire des Evaluations aux XXIe siècle

Aujourd’hui, on voit encore trop souvent les évaluations comme une méthode de gestion anglo-saxonne. Il ne s’agit pourtant que de bonne pédagogie et de saine gestion. Comment s’améliorer si personne n’ose vous donner des objectifs à atteindre, mesurer vos progrès, vous donner un retour?

Il ne faut pas pour autant devenir insultant comme ce contremaitre de Tata Steel, et il existe actuellement des méthodes d’évaluations sur 180 degrés, voire 360 degrés, qui permettent d’éviter ces travers. Le travailleur est alors anonymement évalué par ses pairs, ses supérieurs hiérarchiques, et ses subordonnés, s’il en a. Cette technique ôte beaucoup de subjectivité et permet des comparaisons statistiques utiles entre la performance de l’intéressé et son entreprise, voire son secteur national. A la lecture de sa fiche d’évaluation, le médiocre se reconnait très vite sans qu’il faille entrer dans la confrontation et le méritant peut être encouragé comme il se doit.

Culturellement, cette méthode n’est pas plus anglo-saxonne que latine, puisque nos écoles comparent déjà les enfants au reste de leurs classes respectives. En fait, elle se montre particulièrement adaptée à notre culture “gauloise”, où certains prennent assez facilement la mouche, s’enfermant dans une attitude défensive derrière un barrage d’excuses.

Comment faire de Bonnes Résolutions qui tiennent ?

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Voici le temps des bonnes résolutions. Or, il faut admettre qu’on les oublie vite et qu’elles ont peu d’effets au final. Comment faire?

Pour que les bonnes résolutions tiennent, voici une méthode simple qui s’applique tant sur le plan personnel que professionnel:

Limitez le nombre de résolutions, entre une et trois:
Il est difficile de se battre sur plusieurs fronts. Si vous tenez à une résolution en particulier, limitez-vous à celle-ci sans en ajouter et gardez les autres aux années à venir. L’ancien PDG du géant américain GE dirigeait son groupe sur la base de ce principe.

Commencez par de petits pas et évitez les changements radicaux:
Les ingénieurs japonais l’ont compris depuis longtemps; la méthode des améliorations progressives (mais continues) donne de meilleurs résultats que les thérapies de choc. Lire la suite »

Réflexion faite

6 février 2012, par Entrepreneur Today

« Les gens qui veulent suivre des règles m’amusent, car il n’y a dans la vie que de l’exceptionnel. »
Jules Renard (1894)

La réponse de Blackberry à Apple

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

La réponse du berger à la bergère: RIM lance le PlayBook en réponse à l’iPad d’Apple.

Il y a 25 ans, Research In Motion (RIM) n’avait pas encore conçu le Blackberry. La start-up n’offrait encore que des pagers, et c’est en 2000 que l’entreprise canadienne lança le fameux Blackberry, qui n’était alors qu’une sorte de pager équipé d’un clavier pour échanger des emails.

A cette époque, les opérateurs téléphoniques américains n’offraient pas encore l’interopérabilité des systèmes SMS, ce qui limita l’adoption du texto aux Etats-Unis. Dès le lancement du nouveau Blackberry, les entreprises américaines se ruèrent donc sur ce nouveau moyen de rester en contact avec leurs salariés. Même le Général Colin Powell déclarait ne pas pouvoir se séparer de son Blackberry.

Aujourd’hui, le Blackberry célèbre son 10ème anniversaire dans un combat de titan qui l’oppose à Apple. L’été dernier, il y eut d’abord le lancement du Blackberry Operating System 6, qui bat au cœur du nouveau Blackberry Torch, un appareil hybride combinant l’écran tactile de l’iPhone avec le clavier (coulissant) du Blackberry traditionnel. Les annonces se succèdent et cette semaine, RIM annonce également l’arrivée du PlayBook, une tablette qui se veut plus performante que l’iPad d’Apple.

Blackberry est fréquemment surnommé “crackberry” tant il peut être une drogue pour ses utilisateurs. Depuis son lancement, plus de 50 millions de Blackberry se sont vendus, positionnant le produit de RIM en leader du marché, devant PALM qui était pourtant un précurseur. Lire la suite »

Schumpeter, économiste de l’innovation

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Il y a trente ans, tous les gurus ne juraient que par les grands groupes. Aujourd’hui, peut-on conclure que l’avenir est aux entrepreneurs?

Alors que la crise a remis en question nombre de théories économiques, celles de l’économiste viennois Joseph Schumpeter (1883-1950) restent étonnantes d’actualité pour nous aider à analyser l’évolution du monde et la position que l’entrepreneur y occupe.

Déjà dans sa Théorie de l’évolution économique (1911), Schumpeter estime que le dynamisme d’une économie s’appuie sur l’innovation et le progrès technologique. Lorsqu’il observe l’histoire du capitalisme sur une longue période, il y voit une transformation permanente. Il démontre que le capitalisme bénéficie d’une capacité d’adaptation intrinsèque, que seul un excès d’intellectualisme semble pouvoir mettre à mal.

D’après lui, c’est l’innovation technologique qui, en évoluant, pousse des pans entiers de l’activité économique en marge du système. Après avoir été dominants, ces secteurs sclérosés résistent parfois un moment, et ensuite s’adaptent ou disparaissent. Pour Schumpeter, l’acteur central de ces changements est l’entrepreneur innovateur (”Unternehmergeist”), ou encore l’intrapreneur. Lire la suite »

Tu seras un entrepreneur, mon fils

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Quel est l’entrepreneur qui ne s’est jamais pris la tête à s’interroger sur ses choix dans la vie? Au-delà de la poésie de Rudyard Kipling (1856-1936), “If” offre aux créateurs d’entreprise un rare moment de réflexion. Et ce n’est pas sans arrières pensées que nous le publions en plein mois d’août!

L’écrivain britannique produisit ce chef-d’oeuvre en 1895, à une époque exacerbant les vertus victorienne, et il reste d’une grande actualité de nos jours.

Si tu restes ton maître alors qu’autour de toi
Nul n’est resté le sien, et que chacun t’accuse ;
Si tu peux te fier à toi quand tous en doutent,
En faisant cependant sa part juste à leur doute ;
Si tu sais patienter sans lasser ta patience ;
Si, sachant qu’on te ment, tu sais ne pas mentir,
Ou, sachant qu’on te hait, tu sais ne pas haïr,
Sans avoir l’air trop bon ou paraître trop sage ;
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Le Sport est fait pour former des hommes

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

N’en déplaise à leur égo, les Bleus sont des gens ordinaires porteur d’espoirs extraordinaires. Or, l’art de faire des choses extraordinaires avec des gens très ordinaires, c’est la définition que l’on pourrait donner au leadership. A ce titre, les Bleus, représentants d’une France qui ignore son hymne et ses valeurs, rappellent à grands cris que notre société affronte une crise d’identité et de leadership.

En acceptant de gagner sur le terrain autrement que la balle au bout du pied, le sport s’éloigne de sa mission éducative. Au 19e siècle, le sport était porteur de valeurs fondamentales de l’occident: sobriété, préparation et concentration, respect mutuel, esprit d’équipe, goût de l’effort et de la compétition, respect des rivaux et de l’autorité, égalité devant les règles, gestion des hommes et des équipes, sens de la stratégie, magnanimité dans la victoire, humilité et rebond dans la défaite, etc. Aujourd’hui aussi, le sport, le football, les Bleus sont porteurs de valeurs. Mais quelles sont-elles? Individualisme, irresponsabilité, insulte, grêve? Lire la suite »

Le secret de l’Elevator Pitch pour se vendre

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Vous vous précipitez dans l’ascenseur de l’Hôtel Crillon et vous retrouvez nez à nez avec Bill Gates (et son garde du corps). Vous rêver un instant à sa signature au bas d’un chèque, et vous ressaisissez. C’est votre chance de convaincre; si vous êtes timide, rien ne se passera. Au pire, il vous fera un sourire encourageant, au mieux il vous donnera une carte de visite flanquée de “Call my secretary”. Le Crillon n’étant pas l’Empire State Building, vous n’avez que 30 secondes, peut-être deux minutes, pour atteindre cet objectif. Etes-vous prêt?

En fait, l’Elevator Pitch s’utilise tous les jours, notamment lorsque vous laissez un message téléphonique ou envoyez un court email lors d’une première prise de contact. Il peut s’utiliser avec un capital-risqueur, un client-potentiel, ou un employeur que vous souhaiteriez rejoindre. Ne pas travailler son pitch revient à partir à la pêche sans hameçons. Lire la suite »

Richard Gasquet SARL contre Andy Murray SA

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Aujourd’hui, les carrières sportives se gèrent comme des entreprises. Ce lundi de Pentecôte, le groupe Andy Murray SA a prit le dessus sur les Etablissements Richard Gasquet SARL.

L’histoire se répète. Après être revenu de deux sets à rien en 3 heures et 57 minutes pour boucler la victoire contre Gasquet en cinq sets à Wimbledon en 2008, Andy Murray a réitéré un retour similaire hier à Roland Garros en sept minutes de plus. Est-ce le fait du hasard?

A première vue, il s’agit d’une mauvaise conjoncture: le talentueux Gasquet est arrivé fatigué après une finale épuisante à Nice deux jours auparavant. Murray reconnait lui-même avoir gagné par défaut, suite aux crampes et douleurs de son adversaire. Pauvre Gasquet et pauvres Français, dont onze joueurs seulement survivent le premier tour sur 31 au départ, soit la plus mauvaise performance française en trente ans… Lire la suite »

Comment sélectionner des idées qui marchent?

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Pourquoi tant d’entrepreneurs se plantent-ils? La réponse la plus souvent mentionnée est le manque de financement. Mais la réalité est que de trop nombreux entrepreneurs se lancent dans la création de leur entreprise sur la base d’une idée mal conçue. Il faudrait donc pouvoir filtrer les mauvaises idées pour ne garder que celles qui ont du potentiel.

Malheureusement, de trop nombreux entrepreneurs en herbe se lancent tête baissée dans la rédaction d’un business plan, la création d’une société, et la chasse aux subventions et prêts d’honneur. On se retrouve alors à la tête d’une SARL avec des cartes de visite fraichement imprimées, mais point de clients… Or, pour un entrepreneur, le bonheur se trouve dans des flux de trésorerie positifs!

Avant de se lancer, il est donc préférable de s’assurer que l’idée réponde à un besoin, un désir, ou un problème pour lequel des clients - que l’on souhaite nombreux - seront prêts à payer comptant. Et lorsqu’on hésite entre plusieurs bonnes idées, mieux vaut retenir celles qui auront le potentiel de confortablement rétribuer les fondateurs, d’attirer les investisseurs, de croître et créer des emplois, etc.

De fil en aiguille, en raisonnant de manière stratégique, on peut ainsi construire un test d’évaluation - tel que celui proposé ci-dessous - pour facilement classer des idées selon leur potentiel, tout en tentant de rejeter celles qui pourraient mener l’entrepreneur à l’impasse. Lire la suite »

Ralph Lauren: An American in Paris

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

“Paris is a lady,” says entrepreneur Ralph Lauren, who is awarded the Legion d’Honneur, the highest decoration of the French Republic, from the hands of President Nicolas Sarkozy today.

The fashion designer was born as Ralph Rueben Lifshitz in the poorest district of New York City. As the story goes, when most children traded marbles, the young Ralph was already selling neckties to his classmates. Later, he attended Baruch College’s business school, which offers one of the leading entrepreneurship programs in the US, but did not graduate. (This blogger had the pleasure of teaching at Baruch for seven years.)

More entrepreneur than fashion designer, he learned the ropes as a salesman at Brooks Brothers before opening his own necktie store in 1967 with the $50,000 financial backing of Norman Hilton, a New York-based clothing manufacturer. In his product line, he offered his own designs under the brand “Polo”, which he later purchased from Norman Hilton. “I didn’t know how to make a tie,” Lauren confessed to Vogue, “I didn’t know fabric, I didn’t know measurements. What did I know? That I was a salesman.” Lire la suite »

Les sièges mondiaux d’Apple et Microsoft dans le 92 ?

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

ETUDE DE CAS - Il y eut une époque où le slogan “En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées” envahissait les ondes. Le Micral fait partie de ces bonnes idées: le tout premier micro-ordinateur individuel a être commercialisé! On le doit à R2E, société créée en 1971 par André Truong (1936-2005), dont la géniale équipe conçut l’ordinateur autour du nouveau microprocesseur Intel 8008 avant de l’emporter aux Etats-Unis. Là, c’est toute l’énergie entrepreneuriale américaine qui les attendait. Lire la suite »

Parle moi, j’ai quelque chose à te dire !

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Le manque de communication au sein de certaines entreprises est un problème majeur, qui éclate au grand jour avec les kidnappings de patrons. On se cloisonne, on s’enferme, on s’isole, et on ne se comprend plus. Il s’agit d’un problème à la fois complexe et profond car il est enraciné dans notre société française. Rappelons, par exemple, que le manque de communication - on parlait alors d’un “manque de solidarité” - coûta plus de 10.000 vies humaines en France durant la canicule de 2003.

Ce manque de communication est essentiellement dû à notre culture, qui tend naturellement à un certain individualisme. Le problème n’est pas simple, mais il ne faut pas pour autant être défaitiste.

Au football, on applaudit le jeu de communication entre Thierry Henry et Franck Ribery, en équipe nationale. (Si mon exemple passe mal cette saison, imaginez alors le XV de France de Rugby!) Les joueurs et leurs entraîneurs sont sur le même terrain, ayant une vision du jeu, une communication, et une mobilité qui en font une véritable équipe. Enfermer les joueurs dans autant de petits bureaux serait universellement traité d’absurdité, et pourtant on attend de nos entreprises de marquer des buts avec ce genre d’absurdité.

A mes yeux, nous pouvons grandement améliorer la communication au sein de nos entreprises, au bénéfice de tous, par la mise en œuvre d’une technique éprouvée au sein de laquelle j’ai souvent travaillé: l’open space.

Haro! L’open space n’est pas reconnu par l’Académie française! Ce n’est pas inventé ici; c’est pour les Américains, les Japonais, et le reste du monde, mais pas pour l’irréductible village gaulois que nous connaissons bien. Lire la suite »