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— Finance —


Un riche spéculateur anglais qui adore Napoléon

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Alors que les journaux observent “la lutte contre la spéculation” actuellement en France, le moment est bien choisi pour prendre du recule sur la question.

Pour illustrer le débat sur la spéculation, le grand économiste Paul Samuelson aimait a raconter la manière dont David Ricardo avait engrangé d’énormes profits après la bataille de Waterloo.

Ricardo était un entrepreneur britannique, député au Parlement, financier et spéculateur. Nous lui devons la théorie des avantages comparés, qui défend le libre échange entre les nations.

A l’époque des guerres napoléoniennes, il se révéla être un trader d’obligations particulièrement industrieux. Lire la suite »

Les Business Angels ont-ils véritablement un impact ?

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Sur le plan macro-économique, les business angels investissent plus dans les jeunes pousses que les fonds de Capital-aventure (”Capital-risque” pour l’Académie française). Or, peu de recherches couvrent ce champ.

Un intéressant article académique récemment publié par William Kerr et Josh Lerner de Harvard, et Antoinette Schoar du MIT fournit de nouvelles informations quantitatives dans la compréhension de cet aspect crucial de la finance entrepreneuriale (”Entrepreneurial Finance”). En particulier, cette étude américaine démontre l’importance des Business Angels dans la réussite et la survie des entreprises.

L’article est disponible sur le site de HBS. En voici quelques conclusions:

  • Les entreprises financées par des Anges sont significativement plus susceptibles de survivre plus de quatre ans et d’obtenir du financement supplémentaire en dehors du groupe d’investisseurs providentiels.
  • Les entreprises financées par des Anges sont aussi plus susceptibles de montrer uneplus forte croissance et de meilleures performances.
  • Le succès de l’investissement dépend largement du niveau d’intérêt initial que l’Ange a montré lors des premières rencontres avec l’entrepreneur et de l’audit (ou “Due Diligence”) que l’Ange effectue ensuite.
  • En fait, l’accès au capital n’est probablement pas en soi le facteur le plus important que les Anges apportent aux entreprises. Certains éléments plus “soft”, telles que le mentorat qu’ils fournissent ou leurs carnets d’adresses peuvent aider les nouvelles entreprises bien plus que les fonds qu’ils investissent.

Les résultats de cette recherche suggèrent que l’ensemble des actions des “Angel Investors” ont un impact important et significatif sur le succès et la survie des jeunes entreprises en phase de démarrage.

Le pavé de Bruxelles dans la mare du capital-risque

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

La plupart des entrepreneurs considèrent que le manque de fonds est la raison principale du retard de leur développement. Alors que le gouvernement français tente de remédier à cette situation en redirigeant des fonds pour mieux capitaliser nos PME, la Commission Européenne cherche à accroitre les réglementations couteuses envers les fonds de capital investissement et leurs sociétés en portefeuille, souvent des start-ups et PME. Cela concernerait plus de 25.000 entreprises en Europe, sans compter les candidats au financement.

Le contexte autour de cette nouvelle législation – la Directive AIFM (voir dossier) – est hautement émotionnel, du fait de la crise économique, des difficultés des autorités politiques, de la pression électorale et de la chasse aux boucs-émissaires face à une récession que personne ne souhaitait.

“Les fonds spéculatifs -notamment les hedge funds- sont dans le collimateur des autorités,” explique l’AFP, “car ils sont accusés d’avoir contribué à la crise financière en spéculant sans contrôle suffisant” (Les Echos, 10 mai). Or, faut-il le rappeler, le capital investissement n’est pas responsable de la crise. Comme pour la Burqa, l’objectif de cette législation se révèle être plus politique que technique. Lire la suite »

IBM lance son programme “Global Entrepreneur”

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

IBM tente de séduire les entrepreneurs avec un nouveau programme intitulé “Global Entrepreneur”. Il s’agit pour le groupe américain d’encourager les jeunes entreprises de technologie à développer des produits et services au sein de l’écosystème d’IBM, comme le font déjà Microsoft et Sun.

Cette approche du venture capital en nature était déjà activement promue par Pandesic, une joint-venture d’Intel et SAP, dès 1997. Elle n’implique aucun financement, mais offre néanmoins de nombreux avantages aux entreprises participantes.

Informations et candidatures »

Analyse: De l’argent frais pour les PME

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Le Ministre des Finances, Christine Lagarde, remet au premier plan l’accès des PME à l’épargne publique. Elle souhaite que plus d’entreprises petites et de taille intermédiaire puissent se financer sur les marchés boursiers. La Banque de France a en effet constaté que les PME cotées sont plus dynamiques en termes de croissance du chiffre d’affaires et de créations d’emplois.

Alors que Bruxelles s’acharne à tort sur le private equity, qui est pourtant une source importante de capital investissement pour nos entreprises, le moment est bien choisi pour attirer l’attention sur le financement des fonds propres de nos PME. Lire la suite »

Retour aux fondamentaux

6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget

Pour les entrepreneurs, l’ambition n’est pas de changer le monde, mais de changer son propre monde, celui sur lequel nous avons prise. Dans ce cadre, il y a beaucoup à faire.

Durant les années de vaches grasses, les problèmes n’apparaissaient pas facilement au grand jour. Il était tentant pour certains managers de brosser les petits problèmes sous le tapis, plutôt que de les régler collégialement en profondeur. Comme le résume parfaitement Warren Buffett: “C’est quand la mer se retire qu’on voit ceux qui se baignent nus”.

On coupe les coûts,
comme on se coupe les ongles!

Un bon côté de cette crise – car il y a de bons côtés – est de forcer les entreprises à faire un grand nettoyage. En effet, celui-ci tardait généralement à venir.  Or, la gestion d’une organisation n’est pas à comparer aux grands coups de balais occasionnels, mais plutôt à l’hygiène quotidienne. On coupe les coûts, par exemple, comme on se coupe les ongles!

Ainsi, loin des modes et de l’argent facile, cette crise nous force à nous concentrer sur les fondamentaux de la gestion d’entreprise, qui s’articulent assez simplement autour du béaba enseigné dans toutes les écoles de commerce. A mes yeux, la clef de voûte sur laquelle s’appuie cet édifice ne peut être que la valeur apportée au client, que toutes les forces vives de l’entreprise doivent inlassablement améliorer. (A ce sujet, voir notamment les Critères Baldrige.)

Ce retour à de tels fondamentaux ne peut que renforcer l’entreprise, et permettre de renouer avec une croissance saine, qu’elle soit organique ou externe.