Pour les entrepreneurs, l’ambition n’est pas de changer le monde, mais de changer son propre monde, celui sur lequel nous avons prise. Dans ce cadre, il y a beaucoup à faire.
Durant les années de vaches grasses, les problèmes n’apparaissaient pas facilement au grand jour. Il était tentant pour certains managers de brosser les petits problèmes sous le tapis, plutôt que de les régler collégialement en profondeur. Comme le résume parfaitement Warren Buffett: “C’est quand la mer se retire qu’on voit ceux qui se baignent nus”.
On coupe les coûts,
comme on se coupe les ongles!
Un bon côté de cette crise – car il y a de bons côtés – est de forcer les entreprises à faire un grand nettoyage. En effet, celui-ci tardait généralement à venir. Or, la gestion d’une organisation n’est pas à comparer aux grands coups de balais occasionnels, mais plutôt à l’hygiène quotidienne. On coupe les coûts, par exemple, comme on se coupe les ongles!
Ainsi, loin des modes et de l’argent facile, cette crise nous force à nous concentrer sur les fondamentaux de la gestion d’entreprise, qui s’articulent assez simplement autour du béaba enseigné dans toutes les écoles de commerce. A mes yeux, la clef de voûte sur laquelle s’appuie cet édifice ne peut être que la valeur apportée au client, que toutes les forces vives de l’entreprise doivent inlassablement améliorer. (A ce sujet, voir notamment les Critères Baldrige.)
Ce retour à de tels fondamentaux ne peut que renforcer l’entreprise, et permettre de renouer avec une croissance saine, qu’elle soit organique ou externe.