Steve Jobs sur le chemin de Gutenberg ?
6 février 2012, par Vincent Grimaldi de Puget
Par de nombreuses mesures, Steve Jobs suit Gutenberg; entre autres par la création de l’Apple II qui, il y a quelque 30 ans, ouvrit la voie au PC que vous utilisez en ce moment. Le micro-ordinateur français Micral était pourtant apparu 4 ans plus tôt! Steve Jobs aurait-il pu atteindre de tels sommets dans d’autres environnements, en France par exemple?
Les entrepreneurs se retrouvent partout, à toutes les époques, dans tous les pays, et dans des entreprises de toutes tailles. Entrepreneur n’est donc pas synonyme de start-ups ou dot-coms. Lire la suite »
C’est officiel depuis ce 9 juin. Une décision de la Cour Suprème des Etats-Unis autorise Chrysler à céder certains de ses actifs à Fiat. Il s’agit d’une décision importante à la fois pour Chrysler et Fiat, mais aussi pour la bonne suite de la restructuration de General Motors, qui repose sur les mêmes fondements juridiques. Un mois après le dépôt de bilan de Chrysler, les restructurations avancent à la vitesse de l’éclair pour boucler l’alliance avec Fiat et sortir l’entreprise de la procédure de redressement judiciaire (Chapter 11).
Détroit est perdue au milieu de la plaine américaine, et presque aussi insulaire qu’une île du Pacifique. La comparaison est judicieuse. Détroit reste certes une capitale de l’ingénierie automobile, mais elle reçoit avec cinq à dix ans de retard l’impact des tendances de consommation qui émergent au sein des grands carrefours que sont Los Angeles, San Francisco, New York, Londres, Paris, ou Milan, pour ne pas citer Shanghai, Tokyo, ou Mumbai parmi d’autres.
Le président Obama se défend d’être un actionnaire passif, il n’est reste pas moins que les nouvel actionnaire majoritaire est son gouvernement, suivi par le syndicat United Auto Workers (UAW) et le gouvernement canadien. Il est à prévoir des pressions diverses et l’influence, avouée ou non, du gouvernement.
En Europe, où General Motors occupe quelques 55.000 personnes, l’effondrement du groupe se fait très directement sentir en Allemagne, au Royaume-Uni, en Suède, en Belgique, en Espagne, et en Pologne.
Le roi est mort! Vive le roi! Tel pourrait être le sentiment ce lundi lors de la déclaration de faillite du Numéro 1 américain de l’automobile, General Motors, qui décroche alors que son marché domestique a chuté de plus de 37% cette année.
La multinationale General Motors se voit de facto nationalisée, ce qui arrange beaucoup de monde. Une liquidation judiciaire du géant de l’automobile aurait effectivement le même effet sur le secteur manufacturier que la disparition de Lehman Brothers sur le secteur bancaire. L’effet de dominos sur le tissu industriel occidental est, en effet, difficile à anticiper.
Il est généralement pervers de marquer du fer rouge les Capitaines d’entreprise d’une entreprise en faillite. Non seulement la vaste majorité d’entre-eux sont des gens honnêtes, mais l’expérience d’une telle crise est un acquis personnel important. La nature humaine est ainsi faite que souvent l’on apprend davantage de ses échecs que de ses succès.
La gravité de la crise a provoqué la création d’un G20 regroupant environ 80% de la richesse mondiale, et poussé ses dirigeants politiques à s’engager dans une voie inattendue il y encore peu. Faut-il pour autant attendre, blotti au fond du nid et le bec ouvert, le retour de la mère nourricière? Que nenni!