Faut-il compter sur les BRICS ?
6 février 2012, par Vincent Grimaldi de PugetLa Tribune (8/12/11) résume la situation des BRIC. “Les indices boursiers des BRICS ont davantage plongé que les indices européens cette année. (…) La croissance bat de l’aile par endroits. Au Brésil, elle est même nulle au troisième trimestre. En Inde, elle rase les pâquerettes, à son plus bas niveau depuis deux ans. Les élections fantaisistes en Russie semblent entraîner une vague de contestations qui pourrait ébranler la confiance déjà ténue des investisseurs dans les institutions du pays. Et les économistes ne cessent de réviser à la baisse les perspectives de croissance de l’Afrique du Sud, dont l’économie est très liée aux Vieux Continent. (…)”
Il reste à y ajouter le géant chinois, dont les solides fondamentaux pourraient être mis à mal par un effondrement chaotique de sa bulle immobilière. Cet éclatement pourrait finir de ravager l’économie mondiale tel un tsunami.
En somme, les taux de croissance des BRIC ne peuvent que mollir. Cependant, Jim O’Neill, de Goldman Sachs, souligne dans la Tribune que « Dans les dix ans à venir, les BRIC vont probablement voir leur poids économique doubler, avec une croissance cumulée de 12.000 à 13.000 milliards de dollars, mais avec des taux de croissance plus faibles qu’avant. »
Dans les dix ans à venir …
La plume trempée dans le vitriol, The Economist exprimait dans son plus pur style: “En dépit de leur forte poignée de main et de leur formation au leadership, les hommes d’affaires sont des créatures craintives, facilement démoralisées et découragées.” Le magazine britannique n’a pas tort.
Alors que les journaux observent “la lutte contre la spéculation” actuellement en France, le moment est bien choisi pour prendre du recule sur la question.
Ce Blog ne peut ignorer l’actualité politique au Moyen Orient. Hier, la Tunisie était une étincelle. Aujourd’hui, l’Egypte s’enflamme.
Trente ans après la croisade de Ronald Reagan contre le Japon, le président Barack Obama pousse l’entrepreneurialisme américain pour faire front à la nouvelle vague de concurrence asiatique. Dans son discours sur l’Etat de l’Union délivré hier soir devant les Chambres réunies en Congrès, le Président des Etats-Unis appelle à l’urgence face à la rapide montée de la Chine et de l’Inde. Monsieur Obama, qui s’est parfois fait remarquer par un certain anticapitalisme, a ouvert d’emblée sur le défi économique, soulignant l’importance des entreprises comme moteur de prospérité nationale.
La polémique revient comme un tour de manège: le tandem ISF-Bouclier fiscal anime un débat récurrent entre une certaine droite craintive et une certaine gauche rétrograde.
En cette période de discussion sur l’avenir du système de retraite, il est utile de faire le point sur la situation qu’affrontent les créateurs d’entreprise.
“En France, la dette [publique] représente 83% du PIB, 535% des revenus fiscaux; les emprunts annuels [de l'Etat] représentent 137% des revenus fiscaux; en 2010, ce pays sera même devenu le premier emprunteur d’Europe, avec 454 milliards d’euros, devançant l’Italie (393 milliards), l’Allemagne (386 milliards) et le Royaume-Uni (279 milliards). Tous les pays de l’Union sont dans la ligne de mire des marchés, à qui ils ont emprunté. [...]”
La plupart des entrepreneurs considèrent que le manque de fonds est la raison principale du retard de leur développement. Alors que le gouvernement français tente de remédier à cette situation en redirigeant des fonds pour mieux capitaliser nos PME, la Commission Européenne cherche à accroitre les réglementations couteuses envers les fonds de capital investissement et leurs sociétés en portefeuille, souvent des start-ups et PME. Cela concernerait plus de 25.000 entreprises en Europe, sans compter les candidats au financement.
INNOVATION - La ville de Paris a entamé un projet pilote pour équiper une centaine d’immeubles de bacs à compost. Déjà deux composteurs d’une capacité de 300 litres ont été installés dans le XXe arrondissement. Les déchets qu’ils reçoivent se dégradent doucement et pourront ensuite servir d’engrais pour les jardins de la capitale.
Le Ministre des Finances, Christine Lagarde, remet au premier plan l’accès des PME à l’épargne publique. Elle souhaite que plus d’entreprises petites et de taille intermédiaire puissent se financer sur les marchés boursiers. La Banque de France a en effet constaté que les PME cotées sont plus dynamiques en termes de croissance du chiffre d’affaires et de créations d’emplois.
La France est bien positionnée pour devenir un leader de l’agriculture biologique. Pourtant, elle est aujourd’hui à la traîne derrière l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, le Royaume-Uni. Avec seulement 2% de ses surfaces agricoles cultivées selon les normes “biologique”, la France se classe en 21e position et ne fait pas honneur à sa réputation de grenier à blé de l’Europe, source de produits gastronomiques de qualité. De plus, la croissance de l’agriculture biologique en France reste quasiment stagnante depuis 2004, alors que la demande française en produits bio augmente de 10% par an depuis 1999.
Suite à la sortie du livre polémique d’Elisabeth Badinter, la question se pose: peut-on être femme, mère, et entrepreneur?
Vous apprenez le vendredi qu’il ne faut pas revenir au boulot le lundi. Le film “In the Air” avec George Clooney en avait illustré les grandes lignes. C’est le licenciement en direct, dans toute sa réalité: choquante, soudaine, et chargée d’émotions.
Le Général de Gaulle parlait de l’ONU comme d’un “grand machin” inefficace. Le terme pourrait aujourd’hui qualifier certains de nos fleurons nationaux, qui ont perdu le contact avec la réalité quotidienne de leurs clients.
Avec 1,4% de croissance, la France avance, mais trop lentement et moins vite que les autres. Ce n’est pas la France qui gagne, celle qui menait les pelotons. L’analogie avec le sport n’est pas désintéressée. En effet, on ne gagne qu’en équipe!