La plupart des entrepreneurs considèrent que le manque de fonds est la raison principale du retard de leur développement. Alors que le gouvernement français tente de remédier à cette situation en redirigeant des fonds pour mieux capitaliser nos PME, la Commission Européenne cherche à accroitre les réglementations couteuses envers les fonds de capital investissement et leurs sociétés en portefeuille, souvent des start-ups et PME. Cela concernerait plus de 25.000 entreprises en Europe, sans compter les candidats au financement.
Le contexte autour de cette nouvelle législation – la Directive AIFM (voir dossier) – est hautement émotionnel, du fait de la crise économique, des difficultés des autorités politiques, de la pression électorale et de la chasse aux boucs-émissaires face à une récession que personne ne souhaitait.
“Les fonds spéculatifs -notamment les hedge funds- sont dans le collimateur des autorités,” explique l’AFP, “car ils sont accusés d’avoir contribué à la crise financière en spéculant sans contrôle suffisant” (Les Echos, 10 mai). Or, faut-il le rappeler, le capital investissement n’est pas responsable de la crise. Comme pour la Burqa, l’objectif de cette législation se révèle être plus politique que technique. Lire la suite »